Kamoto Centre

Kamoto Centre, une réflexion nouvelle pour un nouveau Congo

Le Pays va très mal. Debout, Congolais ! MESSAGE DE LA 54 ème ASSEMBLÉE PLÉNIÈRE ORDINAIRE DES ÉVÊQUES MEMBRES DE LA CENCO

  1. Nous, Archevêques et Evêques, Membres de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), réunis en notre 54ème Assemblée Plénière Ordinaire à Kinshasa, du 19 au 23 juin 2017, mus par l’Evangile du Christ et éclairés par la doctrine sociale de l’Eglise, nous sommes penchés sur les conditions de vie de la population congolaise dont nous avons la charge pastorale.
    2. Nous sommes profondément inquiets et préoccupés par la détérioration continue de la situation économique, sécuritaire et humanitaire ainsi que par l’impasse politique actuelle.
  2. Le Pays va très mal
    Situation socio-économique
  3. Il y a peu, la RD Congo jouissait d’une relative stabilité économique. En ces jours, la santé économique de notre pays est critique ; elle empire au jour le jour. Nous assistons au recul du taux de croissance, à la dépréciation de la monnaie nationale face aux devises étrangères à cause du flottement du taux de change. Le climat des affaires est plus que morose et décourage les investisseurs.
    4. La corruption, l’évasion fiscale, le détournement de fonds publics ont atteint des proportions inquiétantes à tous les niveaux. Un groupe de compatriotes, abusant manifestement de leur pouvoir, s’octroient des avantages économiques faramineux au détriment du bien-être collectif.
    5. Par conséquent, le pouvoir d’achat a sérieusement baissé au point que les familles peinent à joindre les deux bouts. Pour la grande majorité de la population congolaise, les conditions de vie sont devenues plus que précaires. En témoignent la sous-alimentation, l’incapacité d’accéder aux soins de santé primaire et à la scolarité, l’accumulation des arriérés de salaires, « l’explosion du chômage des jeunes favorisant la grogne sociale, le banditisme et le recrutement de jeunes dans les innombrables milices » . L’approvisionnement en eau et en électricité est devenu irrégulier dans les milieux urbains, tandis que les factures de consommation ne cessent d’augmenter.
    Situation sécuritaire et humanitaire
    6. L’insécurité quasi-généralisée à travers le territoire national influe directement sur la vie des personnes. Elle porte atteinte à la dignité humaine et au respect des droits humains. C’est le cas au Grand Kasaï où les affrontements entre les forces de l’ordre et les miliciens ont causé beaucoup de pertes en vies humaines. Après neuf mois de conflit, il nous a été signalé à ce jour plus ou moins 3.383 morts, 30 fosses communes, plus d’un million de déplacés internes et 30.000 réfugiés en Angola.
    7. Nous y déplorons des destructions méchantes : 60 paroisses profanées et fermées, 31 centres de santé catholiques saccagés, 141 écoles catholiques endommagées et fermées, 3.698 habitations privées détruites, 20 villages complètement détruits. En dépit des efforts déployés par le Gouvernement congolais pour mettre fin à cette tragédie, en collaboration avec la MONUSCO, la situation demeure incertaine.
    8. Nous constatons aussi la présence massive, incontrôlée et permanente des groupes armés étrangers sur le territoire national semant désolation dans la population locale et constituant pour elle une véritable source d’inquiétude. Il s’agit notamment des rebelles de la LRA, de l’ADF NALU, des combattants sud-soudanais et tant d’autres.
    9. Nous continuons à signaler la présence des éleveurs Mbororo qui se sont installés dans les Provinces du Bas-Uélé, du Haut-Uélé et d’autres éleveurs « étranges » dans le Tanganyika, le Haut-Lomami, le Kwilu, le Kwango, la Mongala et l’Ituri. Ce phénomène n’augure-t-il pas la mise en œuvre du plan de balkanisation de la RD Congo ?
    10. Dans certains milieux, bien d’autres faits troublants nous tourmentent par leur gravité et leur répétition : le kidnapping et l’assassinat des enfants, des enlèvements de personnes et des vols à mains armées devenus récurrents, des attaques de paroisses et autres structures de l’Eglise catholique. Des évasions apparemment programmées des détenus des prisons de Makala et de Matete à Kinshasa, de Kasangulu, de Kalemie et de Béni demeurent pour nous un grand point d’interrogation. A ces situations, s’ajoute le dysfonctionnement des institutions provinciales issues du découpage territorial qui déçoit les espoirs et laisse un impact négatif sur la population.
    11. Le Nord-Kivu, le Tanganyika et l’Ituri comptent également beaucoup de victimes humaines et de déplacés internes dus aux affrontements entre les forces de l’ordre et les rebelles ainsi qu’aux tensions accrues entre ethnies et communautés, telles qu’entre les Batwa et les Bantous ; une tragédie qu’on semble oublier. Il se fait malheureusement que la population a abandonné les terres, les champs sont dévastés et la famine se fait déjà sentir.
    Situation des droits humains
    12. La Constitution de la République garantit à tout citoyen le droit de jouir de ses libertés. Par contre, les restrictions du droit à la liberté d’expression et l’interdiction des manifestations pacifiques sont croissantes dans notre société. La répression des mouvements de contestation pacifique va parfois jusqu’à l’usage excessif de la force.
    13. Des défenseurs des droits humains, des acteurs politiques et sociaux dont les voix divergent de la pensée du pouvoir sont régulièrement menacés ou font l’objet d’arrestations arbitraires. Les responsables de ces violations ne sont pas poursuivis par la Justice et condamnés pour atteintes aux droits humains. Au lieu de la décrispation politique consacrée par l’Accord du 31 décembre 2016, nous assistons plutôt au durcissement du pouvoir. Nous observons, hélas ! une absence de l’autorité de l’Etat ainsi que du débat public et responsable sur toutes ces questions.
  4. D’où vient la crise actuelle ?
  5. La situation misérable dans laquelle nous vivons aujourd’hui est une conséquence de la persistante crise socio-politique due principalement à la non-organisation des élections conformément à la Constitution de notre pays.
    15. L’Accord politique global et inclusif du 31 décembre 2016 contient des pistes de solutions à la sortie pacifique de cette crise. Par manque de volonté politique, la mise en œuvre intégrale de cet Accord est insignifiante. Au mépris de la souffrance de la population, les acteurs politiques multiplient des stratégies pour le vider de son contenu, hypothéquant ainsi la tenue d’élections libres, démocratiques et apaisées. C’est pourquoi, nous exhortons toutes les parties prenantes à l’Accord à assumer pleinement leurs responsabilités de bonne foi et par amour pour la patrie. Des prétendues solutions mises en place ne contribuent pas à la cohésion nationale. Elles risquent plutôt de hâter l’implosion de notre cher pays. N’allons pas à contre-courant des idéaux de l’indépendance.
    16. L’Arrangement particulier qui devait être finalisé pour la mise en œuvre de cet Accord a été vidé de sa substance par les engagements particuliers non inclusifs. Il faut aussi noter que la loi relative au Conseil National du Suivi de l’Accord et du Processus Electoral (CNSA), organe fondamental dans la mise en œuvre de l’Accord, n’a pas été vraisemblablement inscrite à l’ordre du jour de la dernière session ordinaire du Parlement.
    17. Comment pouvons-nous sortir de la crise multiforme qui mine notre société ? Par nos prises de position, nous n’avons cessé de rappeler à la classe politique congolaise de prendre en compte les vraies aspirations de la population. Vous en êtes témoins. Malheureusement, nous ne sommes pas souvent écoutés. Cependant, pour la cause de notre pays et l’avenir de notre peuple, nous ne nous tairons point (cf. Is 62,1) et nous ne baisserons pas le bras.
  6. Que devons-nous faire ?
  7. Chers frères et sœurs, regardons où nous risquons d’aller. Le pays va très mal. Mettons-nous debout, dressons nos fronts encore courbés et prenons le plus bel élan (…) pour bâtir un pays plus beau que celui d’aujourd’hui (cf. L’hymne national congolais). Il est impérieux de nous impliquer nous-mêmes, de prendre notre destin en main, sinon notre avenir sera hypothéqué pour longtemps.
    19. Face au tableau sombre que présente aujourd’hui notre pays, la pire des choses est le découragement ! Nous vous le demandons instamment : il ne faut céder ni à la peur ni au fatalisme. Une minorité de concitoyens a décidé de prendre en otage la vie des millions de Congolais. C’est inacceptable ! Nous devons prendre en main notre destin commun. C’est le moment historique d’être « des ‘ambassadeurs du Christ’ (2 Co 5,20) dans l’espace public, au cœur du monde » et d’« avoir une présence active et courageuse dans le monde de la politique (…) » (Africae Munus, n.128, 131).
  8. Nous encourageons la poursuite de l’éducation civique et électorale ainsi qu’un engagement actif et pacifique de tous afin d’éradiquer les causes profondes de nos souffrances. En effet, en cette période préélectorale nous avons le devoir sacré de nous approprier les lois qui règlementent notre vivre ensemble, notamment l’Accord de la Saint-Sylvestre, l’unique feuille de route, solidement fondé sur la Constitution de la République, dont il faut exiger le respect et la mise en application intégrale par les signataires.
    21. La sortie pacifique de la crise actuelle exige la tenue des élections présidentielle, législatives et provinciales avant décembre 2017, tel que le prévoit l’Accord politique du 31 décembre 2016. Aller aux élections suppose l’enrôlement qui s’effectue, malheureusement, avec une lenteur inquiétante. Bien préparer les élections, c’est aussi se faire identifier et enrôler pour que la Commission Electorale Indépendante (CENI) dispose d’un fichier électoral fiable pour convoquer les scrutins dans le délai convenu.
    22. Nous condamnons la violence d’où qu’elle vienne et réaffirmons le caractère sacré et inviolable de la vie humaine. C’est pourquoi nous demandons la mise sur pied d’une enquête sérieuse et objective pour établir les responsabilités sur les atrocités commises au Grand Kasaï.
    23. Sans nous lasser, confions le processus électoral à Dieu, Maître de l’histoire. Aussi demandons-nous instamment aux prêtres, à partir du 30 juin, d’inviter dans chaque paroisse de nos diocèses le peuple de Dieu, ainsi que les hommes et les femmes de bonne volonté, à un moment de prière intense et de jeûne pour la Nation. La prière doit aussi nous disposer à rendre plus inventives notre solidarité et notre proximité fraternelle avec nos compatriotes vivant dans les zones de conflit en nous mobilisant pour une assistance humanitaire conséquente.
    24. Par l’intercession de la Sainte Vierge Marie, Notre Dame du Congo, que le Seigneur nous donne la clairvoyance de ce que nous devons faire et la force de l’accomplir pour un Congo meilleur qu’aujourd’hui.

Fait à Kinshasa, le 23 juin 2017

UDPS : La fin d’un rêve ?

Par Dr Florent Pumu, Note: cet article a été publié dans plusieurs media notamment les célèbres  DESC, Le Potentiel, 7sur7.cd et a suscité beaucoup de commentaires. Nous remercions tous ceux qui ont contribué par leurs commentaires, Jean-Jacques Wondo, et toute l’équipe du Potentiel.

 Nous remercions tous ceux qui ont contribué par leurs commentaires, Jean-Jacques Wondo, et toute l’équipe du Potentiel.

Cette lecture critique sur l’Union pour la démocratie et progrès social (UDPS) de la République démocratique du Congo (RDC) n’est point une remise en cause de la bravoure des pères fondateurs de ce grand parti des masses, fleuron de la lutte contre l’obscurantisme politique des peuples établis dans ces contrées de la cuvette centrale et ses alentours dans cet espace vital à l’humanité entière appelé Congo.

Leur bravoure, leur abnégation et leur détermination marqueront à jamais la marche de ce peuple glorieux vers la démocratie et le progrès social. 1987 est une année capitale dans le combat que mène l’UDPS depuis sa création en février 1982.

En cette année, le collège des fondateurs du parti, c’est-à-dire la direction politique avait pris la grave décision de renoncer à la lutte contre le régime de Mobutu. En compagnie de M. Etienne Tshisekedi, ils ont décidé de dialoguer avec Mobutu.

La résultante de ce dialogue a été la signature des fameux accords de Gbadolite qui les intégraient dans le Comité central du Mouvement populaire de la révolution (MPR).

M. Tshipamba Mpuila commentant sur ces accords a écrit ceci sur le blog de l’UDPS BENELUX : « La Direction politique de l’UDPS s’était discréditée et disqualifiée par la signature des Accords de Gbadolite. Etienne Tshisekedi avait déclaré qu’il abandonnait la politique. La Base du Parti était abandonnée, déboussolée, désemparée. Certains Hauts Cadres sûrs et déterminés demandèrent à la Base et à tout le Parti de se prendre en charge, ils prirent leur responsabilité en mettant en place, à Kinshasa, la DPR (Direction Politique Rénovée) du Parti et sauvèrent le Parti ».

Cette démarche aboutira à la désignation du professeur Marcel Lihau Ebua en tant que Président de l’UDPS.

Importance capitale de l’UDPS dans le devenir politique de la RDC

J’écrivais un jour que l’élection présidentielle de 2016 en RDC se jouera entre l’UDPS et le PPRD. J’ajoute ici une nuance : la seule personne capable en ce jour de bouleverser cet ordre est M. Moïse Katumbi s’il quittait le PPRD pour créer d’urgence-ou adhérer dans-un nouveau parti politique.

En politique, je disais encore qu’il n’y a pas de génération spontanée ou du moins elle est très rare et souvent imprévisible. Il y a des leaders des partis politiques présidentiables, comme on dit à l’instar de Vital Kamhere, Martin Fayulu et le professeur Mbuyambu Matungulu.

Le facteur financier limitera encore leur ambition à assoir leur popularité au niveau national. If faut des très gros moyens pour assoir un parti politique. Ils sont bien capables de tisser des alliances à l’exemple de l’ANC mais les politiciens congolais ne sont vraiment pas encore experts des pareilles démarches politiques.

Dans tous les cas de figures, ces alliances n’engendreront pas d’ensembles viables dans la conquête du pouvoir suprême, à moins qu’elles englobent l’UDPS ou l’UDPS « rénovée », le PPRD, ou Moïse Katumbi hors PPRD.

L’UDPS demeure une force de première importance dans le devenir politique de la RDC même avec Félix Tshisekedi débarrassé des autres « caciques » de son parti comme il a déjà presque réussi à le faire.

La maturité politique limitée de l’ensemble du peuple congolais est un obstacle au discernement du « déviationnisme idéologique » qui caractérise l’UDPS aujourd’hui.

Pour la grande majorité de ce peuple, seul l’UDPS incarne encore le vrai «changement » en RDC et, pour beaucoup, le mieux placé pour la marche vers la « terre promise » est encore le Moïse Etienne Tshisekedi wa Mulumba, le sphinx, sinon le jeune sphinx Félix comme lu dans un pamphlet de l’UDPS- Kinshasa.

L’histoire africaine récente a démontré l’avantage des liens généalogiques dans l’ascension vers le pouvoir. Ce sont les Kenyatta, les Bongo, les Eyadema … de pères aux fils ou presque. On vu cela aussi dans des pays dont la démocratie faisait les premiers pas : les Gandhi, les Duvalier, etc.

Il est au moins un fait : l’UDPS sous Félix sera un parti politique amoindri, incapable de conquérir le pouvoir à moins d’entrer en coalition presque qu’impossible avec d’autres poids lourd de la politique congolaise. Seulement, elle demeure encore une force de très grande importance dans la politique congolaise.

Toute autre faction UDPS jouera le second rôle par défaut d’un leader rassembleur. Celui qui arrivera à s’imposer comme chef et coalisera les ambitions des uns et des autres.

Nos pays sont encore loin de temps où les idées et idéologies sont au dessus des personnes. On peut s’élever par ces idées mais cela demande du temps, une grande organisation, l’utilisation des grands mass-médias et surtout une mobilisation tout azimut sur le terrain, dans les villages, villes et localités.

Le message UDPS a été véhiculé pendant des années et cela a été facilité par le niveau de précarité et de la crise sociale et économique accrue d’années 1980- 1990. A cette époque, les forces acquises au changement, dont je fus membre, avait réussi avec le moteur UDPS à paralyser par plusieurs actes de résistance pacifique le fonctionnement de l’appareil de l’Etat : villes mortes, sabotages de billets de banques(Mukumbusu), grèves, manifestations estudiantines, etc.

La pression était constante face au pouvoir de Mobutu. Le contexte est très différent aujourd’hui.

Les cinq racines principales de la décadence de l’UDPS

1.La maladie du président Tshisekedi. Beaucoup de cadres pas longtemps très proches de M. Etienne Tshisekedi doutent de la bonne cognition de leur président par rapport à plusieurs décisions prises par la direction de leur parti.

En ma qualité de docteur en médecine, je suis presque convaincu que M. Tshisekedi avait été victime d’un accident vasculaire cérébral qui l’avait rendu dysphasique un moment, comme on dit, mais dont il récupère petit à petit. C’est vrai que l’AVC peut entraver le jugement, mais pour lui, je suis persuadé qu’il soit bien lucide mentalement. J’ai revu plusieurs de ses images vidéo récentes. Ses postures, ces gestes, son élocution avec des balbutiements surtout lors de la présentation de vœux de 2015 me pousse aussi à croire à l’assertion que, très âgé et malade, le leader de l’UDPS, ce vrai héros du combat pour le salut publique, comme un lion qui aurait combattu plus de la moitié de sa vie, ne dispose plus d’énergie physique suffisante pour combattre un ennemi resté élusif.

2.Le vers dans la pomme. La création de l’UDPS a établi les prémices de la décadence actuelle. Dans le livre écrit par Jean-Claude Mbwankiem intitulé «Vincent- Robert Mbwankiem, le paradigme politique » dans les pages 98-99 sur Google book, il est écrit – parlant de la création de l’UDPS -:

« Il est important de relever ici la bravoure des épouses des fondateurs, par leur rôle combien louable aux cotes de leurs maris au cours de cette période de lutte. Elles tenaient en bon capitaine de bord les ménages pendant les absences prolongées de leurs maris, maitres des lieux ; même en prisons, les épouses prenaient soins d’eux, et relégués au village, elles le suivaient. (…). En conséquence, elles ont été intégrées au parti comme fondatrices, à titre de récompense pour les hauts faits politiques et les enfants, dont les études étaient perturbées à cause des privations de différents ordres, étaient admis comme co-fondateurs dans la genèse de l’existence de ce parti ».

Vous avez surement déjà entendu cette argumentation quelque part. Ce livre n’a été publié qu’en 2014. Si ceci est vrai, en élevant au rang de co-fondateurs de leur parti leurs femmes et enfants un peu à l’instar du groupe de Binza et les Compagnons de la Révolution, les pères fondateurs de l’UDPS ont fait de ce parti d’abord une affaire familiale, une entreprise politique familiale avait conclut un ami.

Ils devraient donc prévoir qu’un jour, ils pourraient tirer profit de cet investissement périlleux. Alors pourquoi ne pas le réserver comme héritage à leur progéniture ?

Dans toute cette logique, ne nous étonnons pas que Maman Marthe croie jouir des prérogatives de co-fondatrice et ait un mot à dire sur le devenir de l’UDPS, et que Félix Tshisekedi dans le même élan se saisisse de l’héritage paternel. « Un trésor est caché dedans, un peu de courage vous le fera trouver. », parole de sage.

3.Les retombés du congrès du 10 au 14 décembre 2010. J’ai déjà écrit avec plus de détails sur l’impact qui, plus tard ,s’est avéré négatif sur le changement dans les structures de l’organisation de l’UDPS dans mon article ci-présent « Congo-Kinshasa: UDPS – Réinventer l’avenir du parti ».

4.Les erreurs des élections de 2011. A ce jour malgré tous les bruits que nous faisons tous sur la victoire de Tshisekedi face à Joseph Kabila, personne n’en a déjà publié les preuves matérielles.

La seule « preuve » dont on s’est toujours accroché est constituée des phrases de Monseigneur Laurent Monsengwo qui d’ailleurs peuvent aussi être interprétées en ces termes : C’est vrai que « les résultats ne sont pas conformes à la vérité » mais cela n’altère pas nécessairement l’ordre des candidats. C’est la conclusion des Occidentaux tel que publiée par leurs agences de politique extérieure.

Pourquoi l’UDPS ne se réfère qu’aux témoins de l’Eglise catholique dans les bureaux de vote? C’est parce que le parti ne disposait pas de ses propres en nombre suffisant. Pourquoi l’UDPS n’en disposait pas assez ? C’est simplement à cause de l’impréparation et du défaut d’expertise dans le management de la chose politique dont l’UDPS se caractérise depuis sa création en 1982.

L’indécision, les mauvais calculs et un manquement dans les capacités d’évaluation sérieuse des forces politiques en présences au pays et à l’étranger ont souvent constitué le lot de la direction du parti.

C’est un constat que nous avons fait déjà dans l’Union Sacrée de l’opposition radicale (USORAL) et qui nous avait alors poussés à la participation pour créer les Forces Novatrices de l’Union Sacrée, FONUS. J’avais eu l’opportunité de discuter de tout ceci, en tête à tête avec le professeur Félix Mvuemba Tanda, alors conseiller principal d’Etienne Tshisekedi, élu Premier ministre à la Conférence Nationale Souveraine (CNS) en 1992.

5.Le chaos actuel dans la direction et l’idéologie du parti. Lorsque la direction politique foule aux pieds les textes qui régissent le parti et embrasse le dialogue avec celui qu’elle a toujours qualifié « d’imposteur », la résultante est une dénaturation claire de l’idéologie de combat de l’UDPS vers le changement radical de la manière dont le pays est gouverné.

Ceci a occasionné une fronde de plus en plus grande du peuple et provoque l’aliénation d’une grande partie de la classe politique et intellectuelle du pays dite acquise au changement. Ce fait éloigne de plus en plus le parti des aspirations de beaucoup.

Les alertes rouges méconnues

Le futur de l’UDPS a déjà fait l’objet d’analyse et de projections de certaines agences intéressées à situation politique de la RDC dont la notre, Kamoto Centre.

Les Américains par exemple, aux travers de leur ambassade à Kinshasa et leurs représentants dont M. Roger Meece, ont élaboré des messages confidentiels dits câbles à l’intention du Département d’Etat de leur pays.

Ces câbles que certains n’ont pas encore lus contiennent des alertes rouges sur le devenir de l’UDPS. Dans un de ces documents publiés par Wikileaks et disponibles sur Internet et faisant allusion à Etienne Tshisekedi en 2004, il est dit ceci (notre traduction de l’anglais) :

« Le secrétaire général de l’UDPS Rémy Masamba a déclaré à Polff (Political Officer américain) le 31 mai que Tshisekedi est de plus en plus dans un mauvais état de santé. M. Masamba ajoute que Tshisekedi a des difficultés à marcher en partie parce que sa vision s’est détériorée de manière significative. Ceci rend difficile le maintien de son équilibre. Masamba a spéculé ouvertement sur la capacité mentale du leader de l’UDPS, ajoutant que celle-ci, sérieusement diminuée, ajoutait à ces maux physiques ».(Note : les rumeurs concernant l’acuité mentale de Tshisekedi ont été en circulation depuis un certain temps).

« Tshisekedi selon Masamba, a été ordonné par son médecin à maintenir le strict repos, de s’abstenir d’apparitions publiques et politiques et à recevoir des visiteurs. M. Masamba dit que les médecins avaient conseillé à Tshisekedi d’éviter tout stress supplémentaire qui aurait un impact négatif sur sa santé ».

D’aucun croiraient que M. Masamba, qui à cette époque nourrissait l’ambition de devenir leader de l’UDPS, ait exagéré certains faits dans un lobbying pour plaider sa cause.

Néanmoins, ce portrait de l’état de santé de Tshisekedi et surtout ses flottements sur les décisions politiques capitales ont créé une conviction de beaucoup dans les milieux politiques aux Etats-Unis et en Europe – dont le Département d’Etat américain – que M. Etienne Tshisekedi, dont on reconnaît toutefois la bravoure et la ténacité, est simplement impropre à diriger un pays aussi stratégique que la RDC. Ceci m’a été dit clairement par un officiel du Département d’ Etat américain lors de ma visite en 2014.

Dans le même document, M. Masamba a déclaré au Poloff que Tshisekedi devrait se retirer ou passer le règne à une autre personne, s’il arrivait qu’il meure sans alternance à la tête du parti : « l’UDPS serait certainement divisée en factions différentes ». Nous avons aussi déjà prédit ce risque dans notre article à la référence ci-haut.

Nous savons par ailleurs que ces alertes rouges n’étaient point méconnues par les proches de M. Etienne Tshisekedi avec qui j’ai engagé de longues discussions.

Le manque de la vraie démocratie au sein du parti et la grande concentration du pouvoir dans les mains d’une seule personne, le « leader maximo » ,a étouffé toute velléité d’invoquer la simple idée de succession à la tête du parti. L’un d’eux m’a même confié ceci : vous savez que, dans l’UDPS, cette démarche serait +se faire Hara Kiri+ ».

N’eût était les démarches de la base de l’UDPS avec la création en 1987 de l’UDPS rénovée, cette année aurait été l’année de la fin du rêve UDPS.

Le 29 décembre 2011, lors de la prestation de son serment en tant que «président élu de la RDC », M. Tshisekedi invoque son combat acharné pour la démocratie et l’établissement d’un Etat de droit et parle de la victoire acquise face à la répression et la dictature.

Dans son message de vœux 2012 à la population congolaise au mois de janvier, il fait une analyse sur les causes qui l’empêchaient jusque-là de remplir son rôle de président élu à la magistrature suprême du pays. Il dit que « le chef d’Etat élu doit réunir deux réalités pour ce faire ». Celle de la légitimité dont il jouissait à coup sûr et celle de l’imperium directement lié à l’obédience de la force publique (armée et police nationale congolaise) qui lui faisait encore défaut.

Il lança à l’occasion un appel pathétique aux officiers, sous-officiers, caporaux et soldats dans ce deux entités, je le cite « de respecter la volonté du peuple en se soumettant à sa volonté »; et de se cesser d’être « aux services d’un individu pour se soumettre à ceux de la nation ».

Plus tard, faisant allusion à l’impasse et la crise dans la direction du pays, il rejette l’argument de ceux qui préconisaient et proposaient déjà que la crise soit résolue par les dialogues et les négociations. Il se donne le devoir de continuer à éveiller la conscience des forces armées congolaises « prises en otage par l’imposture ».

Il fait allusion au temps nécessaire aux militaires et policiers congolais d’intérioriser l’appel pour cesser « l’allégeance aveugle à l’imposteur et la culture de soumission aveugle ». Cette soumission est par ailleurs d’après nous le vrai tendon d’Achilles de tout régime des « hommes forts ».

Il y a deux années, M. Tshisekedi, dans un discours de propagande politicienne, dit : « l’année 2013 sera l’année de libération du Congo de 52 ans de servitude » et dans la logique de l’Objectif 1980, il ajoute, « année où le Congo comptera parmi les pays les plus prospères du monde ! » et deviendra «un pays démocratique où règne la vraie justice, la bonne gouvernance, la lutte acharnée contre la corruption et d’autres antivaleurs ».

Il va promettre encore, en 2014, l’accomplissement du rêve de « changement » en RDC, année dite de « l’aboutissement de toute l’aspiration ». Il invoque les souffrances de toutes les luttes de 34 ans d’existence de l’UDPS et dit : « le résultat de ces souffrances, vous l’avez absolument en 2014 » et invite le peuple à s’apprêter à se réjouir. Et il conclut que « cette fois-ci, ce ne sera pas des simples vœux ».

Lors de la présentation de vœux de Nouvel An de 2015, après les appels malheureusement sans succès à la force publique et pour poursuivre, dit-il, les démarches pour baliser la voie vers l’imperium et l’exercice des prérogatives constitutionnelles dévolues au chef d’Etat, il dit saisir la communauté internationale pour « le dialogue politique conformément à la résolution 2098 du conseil de sécurité de Nation Unies ».

Il ajoute que « cette initiative n’est pas un aveu de faiblesse, ni un acte de compromission, mais la voie la plus sûre de placer notre peuple aux commandes de sa propre destinée ».

Il y a dans cette démarche une utopie que nous connaissons tous, c’est « le rétablissement de la vérité des urnes de 2011 ». Invoquer le souci de règlement de ce contentieux électoral et la tenue des élections futures apaisées ne sont que des chants de sirènes qui ne trompent plus personne sinon une base qui sera de plus en plus réduite avec l’illumination qu’apporte la vérité et le bon sens.

Comme le dialogue de Gbadolite de 1987, je suis convaincu que la seule volonté exprimée de chercher à tout prix « le dialogue » avec un pouvoir accusé pendant des années d’être une imposture annonce un événement encore plus triste que ce qui est pressenti : le rêve fondamental d’un changement dit radical marqué par l’avènement de l’UDPS dans la direction des affaires de la RDC, rêve des millions de Zaïro-Congolais n’est plus qu’une illusion, c’est la fin du rêve. Et L’UDPS n’est déjà plus la même force.

« Tenez bon, l’UDPS vaincra ? », c’est plutôt maintenant, tenez très bon, à cause de la mauvaise gouvernance, du manque de démocratie et de respect des textes en son sein, l’UDPS ne vaincra plus.

(*) Ancien Représentant de Constellation dans l’USORAL, Directeur Général du think tank Kamoto Centre.

    

RDC: le projet «Instant Network School» veut faciliter l’apprentissage des enfants déplacés en Equateur

Ces salles multimédia dotées d’équipement informatique et connectées à internet permettront aux professeurs de donner des cours interactifs aux enfants.La Fondation Vodafone et Vodacom en collaboration avec le HCR, ont annoncé jeudi 19 mars le lancement prochain du projet «Instant Network School» consistant à installer des salles multimédia dans les camps de réfugiés de l’Equateur pour permettre aux professeurs et aux élèves de bénéficier du contenu des cours disponibles sur Internet. Les camps visés sont ceux de Mole, Inke et Boyabu.

Cette technologie a été conçue pour juguler le déficit en formation et en éducation des enfants déplacés et qui vivent dans des camps des réfugiés, notamment au Kenya, en Tanzanie et en RDC.

D’après Oisin Walton, le responsable de ce programme au sein de Vodafone, le projet est déjà opérationnel à Goma où la Fondation et les partenaires travaillent avec l’école Don Bosco.

«Don Bosco et le HCR apportent l’infrastructure, l’accès aux écoles, la fondation Vodafone apporte une partie de fonds, et la fondation Vodafone et Vodacom apportent le réseau sur le terrain, l’expertise technique», a expliqué M. Walton.

Il a indiqué par ailleurs que 16 écoles sont déjà connectées au programme.

«Notre prochain objectif est de numériser les livres scolaires afin de les obtenir sur tablettes. Et ça permet d’avoir des outils d’éducation qui sont vraiment actualisés. Mais il faut vraiment qu’on s’assure que tous les contenus disponibles sur papier aujourd’hui soient disponibles en version numérisée », a précisé Oisin Walton.

Ce projet devra être piloté avec l’appui du ministère de l’Enseignement primaire et secondaire pour s’assurer de sa conformité avec le programme national d’enseignement.

Source  radiookapi.net:

 

La RDC enregistre un taux de croissance de 8,9% en 2014

31/12/2014: La Banque centrale du Congo (BCC) a annoncé mardi 30 décembre que l’économie de la RDC a enregistré un taux de croissance de 8,9 % en 2014. Un taux de croissance supérieur à la moyenne africaine estimée à environ 6%. La banque centrale projette un taux de croissance de 10% pour 2015. En 2013, le pays avait enregistré un taux de croissance de 8,5%.

La BCC révèle que la vitalité de la croissance en RDC résulte essentiellement des performances du secteur primaire. La contribution de ce secteur dans la croissance congolaise a été de 46,2%, avec une part de 37% pour la branche « extraction » qui comprend notamment les activités minières.

La banque centrale plaide ainsi pour une diversification de l’économie congolaise.

« La dynamique de la croissance continue de dépendre essentiellement des perspectives  de l’activité dans le secteur minier. A cet effet, il est impérieux qu’une politique de diversification économique soit menée afin de parvenir, à terme, à une croissance multipolaire à même de renforcer la résilience de l’économie nationale aux chocs externes, en réduisant particulièrement son exposition à la variation des cours des matières premières sur les marchés internationaux », a fait savoir Deogratias Mutombo, gouverneur de la BCC.

Concernant la santé de sa propre institution, le gouverneur Mutombo a affirmé que la BCC s’est appliquée à préserver la stabilité de la monnaie nationale et celle du secteur financier.

Il s’est notamment réjoui qu’en 2014, les prix à la consommation n’aient enregistré qu’une hausse de 1,04% contre une moyenne de 6,7% pour l’Afrique Subsaharienne.

Deogratias Mutombo a tout de même reconnu que cette année a été marquée par l’effritement des recettes de la BCC:

« Au sein de la banque central, d’une manière globale, l’année 2014 a été marquée par l’effritement des recettes qui s’est traduit par des sérieuses difficulté de trésorerie. En ce qui concerne les recettes, l’amenuisement a découlé essentiellement de la réduction du montant versé par le gouvernement à la banque centrale au titre des intérêts sur la créance et à la baisse significative des produits de change tenant à la mise en application de certaines mesures phares du projet de dédollarisation de l’économie nationale ».

Pour bien jouer son rôle, a déclaré Deogratias Mutombo, la banque centrale doit disposer des moyens financiers conséquents. Pour lui, la situation de la BCC devrait être objectivement analysée par les experts de son institution bancaire, du gouvernement et du parlement.

Source :  radiookapi.net:

 

Emmanuel 3, sur le lac Kivu 2014

Congo-Kinshasa, un pays qui détient d’énormes richesses capables d’enrayer une bonne partie de la pauvreté au niveau de la planète. Un pays au cœur de l’Afrique qui en devrait être un exemple sur le plan social, moral, politique et économique. Malheureusement, il n’en est rien. Non seulement que le pays est incapable de jouer le moindre rôle sur ces aspects ou d’exercer la moindre influence positive sur le plan international, il est surtout incapable de trouver une issue à la crise qui l’ébranle. Le pays est déchiré, noyé dans les conflits, livré à des fléaux de la violence, la pauvreté, l’ignorance contre lesquels il devrait être hors d’atteinte.

Ses richesses sont en grande partie spoliées et en partie déposées en occident qui s’en sert d’une part pour ses propres besoins sociaux et de développement et d’autre part pour détruire l’unité, les constantes et les fondements des communautés des pays plus faibles. Les fonds dont le Congo a besoin, ses propres fonds, lui sont distillés au compte goûte et avec des intérêts exorbitants.

Le processus démocratique a été interrompu depuis l’assassinat de Lumumba en 1961.

Mais au delà de ces calamitées devenues quotidiennes de Beni à Pweto, de Iyefe à Matadi, le Congo qui survit a une histoire, l’autre histoire, celle d’actualités émouvantes, c’est cette histoire que vous livres ces pages. Comme dirait Sembene Ousmane, « O pays, mon beau peuple ».

Ces pages sont dédiées à mon professeur de Secondaire, Simon Baya Bongo.

 Dr Florent Pumu, Bruxelles, Jan 2014.

 

Deux nouvelles réalisations au Katanga

27/12/2014: Un pont sur la rivière Tshangalele construit par une entreprise chinoise  et  un hôpital à Kapolowe Gare surement  financé par l’entreprise minière COMILU opérationnelle dans le territoire de Kambove, district du haut-Katanga. Cette entreprise a été  sommée par l’autorité provinciale dirigée par Mr Moise Katumbi de construire dans ce district  un hôpital d’une capacité de 50 lits pour un coût estimé à un million de dollars américains (USD 1.000.000) après une histoire de pollution de rivière.

Des écoliers de Ngandajika suivront bientôt les leçons dans des conditions acceptables

Des écoliers de Ngandajika, dans la province du Kasaï Oriental, suivront très bientôt leurs cours sur des bancs et salles de classe confortables. Information livrée par une équipe de la Caritas Congo qui vient d’achever une mission dans cette partie de la RDC. Jusque-là, ces écoliers s’installaient sur le pavement pour suivre les cours dans des bâtiments sans fenêtres ni plafonds, aux  toitures croulantes. 

 Pour mettre fin à cette situation,  le Gouvernement congolais s’est engagé à faire reconstruire 1.000 écoles pour la première année du Projet de Réhabilitation et de Reconstruction des Infrastructures Scolaires (PRRIS). C’est dans ce cadre  que Caritas Congo Asbl est en train de finaliser des travaux de reconstruction de 7 écoles dans le territoire de Ngandajika.

Cette opération est aussi exécutée pour 50 autres écoles dans d’autres parties du pays. «Nous avons 4 écoles dont les travaux ont déjà démarré. Trois autres se trouvent à Ngandajika-centre, en phase terminale», a indiqué l’Ingénieur Alidor Bangu, Chargé des Infrastructures de la Caritas Congo Asbl.

Et son collègue, l’ingénieur Jacques Mukendi, de préciser que les trois écoles de Ngandajika-centre sont presqu’à la fin. Il s’agit de l’E.P Bukasa  Kakumbi,  de l’E.P Bukoku et  de l’E.P du 22  septembre,  appelée autrefois  Kelekato. En outre, sur les quatre écoles restantes, trois sont au niveau de la Chefferie de Bakwa-Mulumba, appelée  Mulumba

Ngumbua,  et une autre à Kabanda.

A Ngandajika-centre, les trois écoles quasiment achevées sont à côté de vieilles bâtisses. Il se dégage une nette différence, un peu comme le jour et la nuit. L’idée d’étudier désormais dans ces classes confortables réjouit écoliers et enseignants. «Les  enfants vont  étudier enfin dans de bonnes conditions.   Nous  sommes fiers de la reconstruction de notre école du 22 septembre. Nous félicitons et remercions  le Gouvernement  de la République Démocratique du Congo de

nous  avoir  donné  ce bijou  que nous  allons bien  garder  pour le progrès  de nos enfants  et  du pays », a déclaré Marcel KABUINDA, enseignant  en 6ème  année primaire.

            A l’école primaire E.P Bukasa  Kakumbi, les écoliers étudient sur de morceaux de pierres et de bois, dans des cases en chaume, d’une part, et dans un vieux bâtiment d’autre part.  LUMWAMBA  Sylvain, titulaire d’une classe  de  6ème  année primaire,  a  également   remercié  le Gouvernement  ainsi  que  la Caritas Congo Asbl pour ces  beaux  bâtiments qu’ils vont  bien  utiliser et  protéger parce que c’est un héritage qu’ils doivent eux aussi laisser à la postérité.

            Pour leur part, des élèves de  l’école EP Bukasa n’ont  pas  manqué d’exprimer  leur  gratitude pour la concrétisation de ce projet : « Nous  n’avions  pas  de bancs. Nous sommes aujourd’hui fiers puisque nous étudierons bientôt sur des bancs et dans  de  nouveaux  bâtiments confortables ».En fait, des nouvelles écoles disposeront de deux bâtiments de trois salles de classe chacune, d’un bloc de trois locaux  et des installations hygiéniques à six boxes pour filles et garçons, avec une citerne d’eau pour faciliter le lavage des mains des usagers.

Yves Kadima, source : Journal Le phare, Kinshasa.

 

 

Hôpital du Cinquantenaire de Kisangani
L' autre RDC.
Première bibliothèque interuniversitaire de la RD Congo

Première bibliothèque interuniversitaire de la RD Congo

Première bibliothèque interuniversitaire de la RD Congo, le CEDESURK offre l’accès au travers de son catalogue informatisé à plus de 15 000 volumes récents, diversifiés englobant le savoir humain dans une salle de lecture spacieuse d’une capacité de 120 places assises. 

Le Pôle TIC est un réseau d’échanges et de compétences, au service de la compétitivité des institutions universitaires. Il s’adresse en priorité aux entrepreneurs qui s’interrogent sur l’intégration des Technologies de l’Information et de la Communication.

L' Unité de Reproduction des documents pédagogiques fonctionne comme une maison d’édition universitaire et propose aux institutions d’enseignement supérieur et au grand public des publications des syllabi et ouvrages répondant aux normes d’édition scientifique.

Esther Nsapu, collaboratrice de Kamoto Centre, Goma RDC

A propos du message de John Kerry au président  Joseph Kabila sur les élections de 2016

Nous nous félicitons du lobbying de notre organisation Kamoto Centre au près du Département d’Etat Américain à Washington DC. Nous pensons que cette contribution (et celle d’autres congolais de la diaspora) a engendré  cet état de chose. Notre effort est simplement lié à notre souci de voir la démocratie, soubassement d’une bonne gouvernance s’établir pleinement au Congo.  Kamoto Centre sera beaucoup reconnaissant au président joseph Kabila si dès aujourd’hui  il s’engage dans un programme pour une transition pacifique du pouvoir : promouvoir la neutralité de l’armée et de la police, la liberté de la presse, l’accès libre et  équilibré de l’opposition aux media publiques, l’Independence  du système judiciaire et de la CENI.  Kamoto Centre ne voit pas d’inconvénient s’il est candidat aux élections présidentielles de 2021. Nous sommes d’avis que le président Joseph Kabila est un  acteur de premier  rang dans  la stabilité financière  et  la promotion de la paix en RDC. Ses efforts sur le progrès économique et la modernisation de la RDC sont appréciables.  

Dr Florent Pumu, 05/05/2014

Un project agricole en RDC
FERME KITOKO FOOD: une révolution dans l'agriculture en RDC ?

Une randonnée sur l’île de paix, Idjwi

 

Depuis longtemps, je voulais découvrir l’île d’Idjwi, cet îlot de paix situé au plein cœur d’une région déchirée par trop de guerres et de violences. Située au milieu du lac Kivu, cette île semble miraculée. Ici, pas de FDLR, ni de Maï Maï, ni de M23 ou autres groupes armés. Comment cela pouvait-il être possible ?
L’Île étant située au milieu du Lac Kivu, il me faut prendre le canot rapide gouvernemental au départ de Goma pour l’atteindre. Idjwi, c’est un archipel composé d’une grande île et d’une quinzaine d’îlots. C’est l’unique territoire insulaire de la RDC et une des plus grandes îles à l’intérieur du continent africain avec ses 40 km de longueur pour une superficie de 285 km2. 220 000 habitants y habiteraient.
 
Ce qui me frappa en longeant l’île, peu avant mon arrivée au port de Bugarula, ce sont ces quelques touffes de grands arbres bordant le lac qui rappellent la foret vierge. Il paraît que 20 ans auparavant, la foret vierge occupait une grande partie de l’île. Mais l’arrivée de milliers de réfugiés rwandais durant la sinistre année 1994 eu comme conséquence la destruction de la grande forêt de l’île. Ce que je vois ne sont plus que quelques résidus de cette grande forêt de jadis. Que cela devait être beau !
Par Esther Nsapu, depuis Goma. Pour plus d'information sur Esther Nsapu, clicker sur  http://uhakinews.net/en/journalists/esther-nsapu/Vous pouvez la suivre sur twitter @esthy89.
 

Esther Nsapu

ABOUT

_MG_0089

Je suis née à Goma en province du Nord Kivu en juin 1989. Je suis la 5ème d’une famille de 11 enfants. Je travaille à Virunga Business Radio comme journaliste reporteur ainsi qu’à IWPR. Je suis fière de mon métier de journaliste, car ce travail m’apporte des connaissances sur le monde extérieur. En particulier, j’aime faire des reportages à caractère social, qui touchent aux conditions de vie des enfants. Dans mon temps libre, j’aime jouer au basketball.

 
 
 
Some of DTA's employees work on a rocket. Photo courtesy of Jean-Patrice Keka Ohemba Okese.

The Friends of the Congo

On Saturday the 22nd February 2014 I attended a meeting about Crisis in the Congo organised by the Friends of the Congo at The Wesley United Methodist Church in Richmond (Virginia), United States of America. The area is what you can call deep America with African American talking with passion about Martin Luther King, Malcolm X and Lumumba. It was really a very moving experience for me in this community. It was deeply touching to hear fellow black American to bring about peace and stability in Congo.

The advocacy work of the Friends of the Congo for the people of the Democratic Republic of the Congo is simply outstanding. Two days later, I travelled 6 hours on Greyhound Buses from Raleigh North Carolina to Washington DC to 1629 K Street in Washington DC, office of the Friends of Congo to congratulate and thank them for the hard work and special dedication for the benefit of the people of Congo. I have learned a lot from the meeting in Fayetteville. Thank you Maurice Carney and the all team of Friends of Congo.

Dr Florent Pumu.

The 10th of February 2014

Today is Kamoto Centre’s 1st anniversary; and Dr Florent Pumu would like to share his thoughts on the journey of the organisation: “It's been an amazing journey so far, and I'm so grateful to be a part of it. It's rare to be able to touch so many people's attention. I try to remind myself to make the most of every day and have the biggest impact I can in the endeavour of changing the life of people of the Democratic Republic of Congo, our motherland. Thank you all for your support. Without it Kamoto Centre will not be.

Keep on being part of it. Together we will deliver more prosperous conditions for residents of this lovely and mighty country without discrimination of race, gender, origin and religion.

God bless Kamoto Centre and the DRC.

 

 

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01.11 | 09:54

depuis que j'ai fait connaissance de votre site, je ne passe pas un jour sans le consulter. Merci pour l'objectivité de vos analyses.

...
07.10 | 14:07

balezi

...
14.08 | 09:52

CROIRE A TSHISEKEDI C'EST PERDRE SON TEMPS CAR IL LA FACE DES TRAITRES NOW! "BOLALA PONGI YA BA BEBE 2011" PUIS "BOLAMUKA NA PONGI, PRENEZ-VS EN CHARGE 2016"AHH

...
31.03 | 22:42

I have read your thought and understood your tremendous commitment towards a common better future of our DR Congo. We share the same objectives. Congratulation!

...
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